Langues dites régionales : le rôle des communes
dans leur développement est primordial
Communiqué du 16.02.2026, par l’association Pour que vivent nos langues
Alors que la campagne des élections municipales de mars prochain bat son plein, Pour que vivent nos langues souhaite rappeler aux candidat.es en lice l’importance de la mise en place de politiques linguistiques communales, indispensables à la revitalisation des langues dites « régionales » dans nos différents territoires.
Si le cadre législatif général fixant la réglementation de ces langues est voté par les parlementaires au niveau hexagonal, leur promotion et leur développement relèvent de tous les échelons institutionnels. En effet, l’article L. 1111-4 du code général des collectivités territoriales précise que « Les compétences en matière de culture, de sport, de tourisme, de promotion des langues régionales et d’éducation populaire sont partagées entre les communes, les départements, les régions et les collectivités à statut particulier ».
Ainsi, si des politiques linguistiques publiques sont développées dans certains territoires (souvent à l’échelle régionale) par le biais d’offices publics, le rôle des communes, en tant que collectivités de très grande proximité avec les administré.es, est prépondérant.
Par politique linguistique communale, Pour que vivent nos langues entend l’adoption en conseil municipal de plans de revitalisation construits à travers des mesures concrètes.
Ces mesures peuvent s’articuler autour de plusieurs axes et engagements concrets, comme par exemple :
- les moyens alloués à la politique linguistique (création d’un poste de chargé de mission langue territoriale, vote d’un budget de fonctionnement propre à la politique linguistique…),
- la transmission de la langue territoriale (formation des agents municipaux, développement de l’offre d’enseignement en langue territoriale…),
- la pratique de la langue territoriale (développement de la langue dans les services municipaux, travail de sensibilisation auprès des associations et commerces de la commune…),
- la visibilité de la langue territoriale (développement d’un bilinguisme équilibré dans la communication municipale, la signalétique des rues, des bâtiments publics…).
Pour que vivent nos langues demande que les candidats prennent en considération la question des langues dites “régionales”, à l’instar des autres thématiques travaillées dans les programmes électoraux et que les électeurs et électrices soient éclairées sur leurs intentions en la matière.
À Bayonne, le 16 février 2026
Source : « Le rôle des communes est primordial dans le développement des langues dites “régionales” ! », par l’association Pour que vivent nos langues, Facebook, 19 février 2026, 18 h 41.